Créer un cadre pour un Index global des villes apprenantes de l’UNESCO

© UIL

L’établissement d’une région apprenante est l’une des approches opérationnelles adoptées par la communauté internationale pour promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Le rythme accéléré de l’urbanisation impose aux villes d’assumer des responsabilités croissantes en matière de conception de politiques et d’offres d’apprentissage tout au long de la vie. Un réseau mondial de villes apprenantes serait en mesure de fournir un appui technique à de nombreuses villes et de promouvoir le dialogue politique et l’apprentissage entre pairs, ainsi que le renforcement des capacités. Lors de sa 7e session en mai 2012, le Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL) a approuvé le projet prévoyant l’établissement par l’UIL du Réseau UNESCO mondial des villes apprenantes (UNESCO-GLCN). Cette initiative a été bien accueillie et appuyée par la réunion consultative informelle sur le Réseau, qui s’est tenue le 25 mai à l’occasion des célébrations du 60e anniversaire de l’UIL (voir ici), et par le récent Forum de l’ASEM (dialogue Asie-Europe) sur l’apprentissage tout au long de la vie qui a eu lieu fin mai 2012 (voir ici).

L’une des tâches importantes dans la phase de préparation de ce réseau consiste à élaborer  l’Index global des villes apprenantes de l’UNESCO – une série d’indicateurs clés pour piloter et évaluer les villes apprenantes. À cet effet, l’UIL a tenu un atelier dans ses locaux, du 3 au 5 juillet, visant à développer un cadre pour un Index global des villes apprenantes de l’UNESCO. Ont participé à cet atelier des experts représentant quelques-uns des partenaires fondateurs du Réseau, à savoir le PASCAL International Observatory, la Fondation Bertelsmann, CISCO Systems, la Commission éducative municipale de Beijing, l’Université du Koweit et le Cape Higher Education Consortium.      

Au cours de travaux en groupes et de discussions plénières, l’atelier a identifié des indicateurs dans les trois domaines suivants : (1) Les bénéfices plus larges obtenus par la création d’une ville apprenante qui englobe l’autonomisation de l’individu et la cohésion sociale ; une prospérité culturelle et économique ainsi que le développement durable. (2) Des éléments constitutifs d’une ville apprenante qui comprenne un apprentissage inclusif depuis l’éducation de base jusqu’à l’enseignement supérieur ; un apprentissage communautaire revitalisé ; un apprentissage efficace non seulement pour la vie active mais aussi sur le lieu de travail ; un vaste usage des technologies modernes d’apprentissage ; une meilleure qualité et une excellence de l’apprentissage ; et finalement une culture dynamique de l’apprentissage tout au long de la vie. (3) Des conditions de base pour l’édification d’une ville apprenante qui implique vision, volonté politique et engagement ; gouvernance et participation de toutes les parties prenantes et enfin, mobilisation et exploitation des ressources et potentiels.

Les résultats de l’atelier seront développés lors de la première réunion du comité consultatif international pour l’établissement du Réseau des villes apprenantes, qui sera organisé à Beijing à l’automne 2012.