Accueil

Lancement du GRALE III en Europe de l'Est et du Sud-est

8 février 2017

Les représentants de 17 pays se sont réunis à Belgrade en Serbie le 26 janvier 2017 pour le lancement du troisième Rapport mondial sur l'apprentissage et l'éducation des adultes (GRALE III) en Europe de l'Est et du Sud-est.

L'UIL a eu le plaisir de collaborer avec le Conseil international d'éducation des adultes (ICAE), le ministre serbe de l'Éducation, de la Science et du Développement technologique, l'Université de Belgrade, et la Société pour l'éducation des adultes de Belgrade, afin de travailler sur l'évènement, ce qui s'est révélé à la fois créatif et motivant. Les débats lors de l'évènement ont encouragé le recours à des approches différentes : ils se sont déroulés entre autres grâce à la formation de groupes de travail au cours desquels les participants ont échangé réflexions et idées. Les thèmes abordés ont été les approches intersectorielles de l'apprentissage et de l'éducation des adultes (AEA), la contribution et la collaboration régionale pour les processus de suivi et les partenariats sociaux au regard de la sixième Conférence internationale sur l'éducation des adultes de 2009 (CONFINTEA VI). Les participants à l'évènement ont également partagé leurs expériences, posé les fondations pour une future coopération, et identifié les défis et champs d'action communs.

Des progrès mitigés : l'AEA en Europe de l'Est et du Sud-est

Les résultats du GRALE III reposent sur des enquêtes approfondies menées dans 139 pays, comptant parmi eux 12 pays issus de l'Europe de l'Est et du Sud-est, afin d'évaluer la mise en œuvre du Cadre d'action de Belém (BFA).  Les progrès dans la région se révèlent mitigés : les financements de l'AEA, par exemple, restent insuffisants pour beaucoup de pays de la région, avec seulement quatre pays déclarant dépenser au moins 1% de leur budget national à l'éducation pour l'AEA.

Des changements positifs ont cependant eu lieu : 10 pays de la région affirment que leur politique en matière d'AEA s'est en général améliorée, et sept parmi les 12 suggèrent que l'AEA a eu un impact positif sur la santé, le savoir, les comportements, les compétences et les valeurs dans leur pays. Selon les gouvernements, un peu plus de la moitié d'entre eux introduiraient des mesures importantes pour le suivi de l'AEA.

« Tous les pays de notre sous-région font face aux défis posés par le chômage et par une croissance économique insuffisante. Il est clair que l'éducation et en particulier celle des adultes doit être adaptée aux besoins de l'industrie et de l'économie pour qu'elles deviennent des vecteurs essentiels de croissance économique », a confirmé M. Dragan Županjeva, ambassadeur au ministère serbe des Affaires étrangères et coordinateur pour le Conseil économique et social de l'ONU pour les Objectifs du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Promouvoir les bénéfices de l'AEA par la collaboration entre les secteurs

La secrétaire générale de l'ICAE, Katarina Popovic, a souligné le besoin d'une coopération plus étroite à la fois entre les pays et au sein de ces pays. À ce sujet, le GRALE III a montré que la coopération en matière d'AEA s'est en fait améliorée dans la région et que la coopération interdépartementale est la clé pour récolter les bénéfices de l'AEA. Douze pays affirment avoir renforcé leur coopération interministérielle après qu'ils ont reconnu que les partenariats entre les différentes communautés et groupes d'acteurs leur étaient mutuellement bénéfiques. Le GRALE III présente des preuves irréfutables des bénéfices de l'AEA en matière de santé et de bien-être, d'emploi et de marché du travail, et pour la vie sociale, civique et communautaire.