Accueil

Livres pour les zones rurales du Vietnam, Vietnam

  • Date published:
    21 juin 2017

Présentation du programme

Titre Livres pour les zones rurales du Vietnam
Organisation chargée de la mise en œuvre Centre for Knowledge Assistance and Community Development (CKACD)
Langue d’enseignement Vietnamien
Financement Le programme utilise une stratégie de financement participatif pour attirer des dons en espèces et en nature de diverses composantes de la société, notamment les Vietnamiens (locaux et expatriés), les parents, les membres des clans, les catholiques, les entreprises et la société civile.
Partenaires Ministère de l'Éducation et de la formation ; ministère de la Culture, des sports et du tourisme ;
comités populaires locaux ; départements de l'éducation et de la formation ;
Association pour la promotion de l'apprentissage ;
associations estudiantines ; paroisses ; maisons d'édition et entreprises ;
association des parents d'élèves.
Coût annuel 20.000 dollars en 2015
Annual programme cost per learner: le coût varie en fonction du nombre de livres des bibliothèques. En moyenne, chaque bibliothèque dessert au moins 50 lecteurs, ce qui réduit le coût par lecteur.
Date de création 1997

Contexte national

Le Vietnam a accompli des progrès remarquables en matière d'éducation. Il a atteint l'éducation primaire universelle en 2000, tandis que certaines parties du pays ont réalisé l'éducation secondaire universelle. Des établissements et centres éducatifs ont été ouverts dans tout le pays afin de favoriser l'accès à l'éducation, y compris dans les zones enclavées. Dans le même temps, la qualité de l'éducation et l'équité ont progressé, en particulier chez les minorités ethniques, les familles défavorisées, les filles et les populations marginalisées. En termes de niveaux d'alphabétisme, le nombre de Vietnamiens sachant lire et écrire a augmenté de façon significative : en 2013, le taux total d'alphabétisme était de 98,06 pour cent chez les jeunes et de 94,51 pour cent chez les adultes (UIS, 2013). Le gouvernement fait de l'éducation une priorité. Pour preuve, depuis 2007, le budget de l'éducation représente environ 20 pour cent des dépenses publiques (MOET, 2014).

Ces acquis ont servi de base au gouvernement pour s'engager à créer une société de l'apprentissage tout au long de la vie d'ici 2020. Parmi les cibles définies, promouvoir la culture de la lecture chez tous les citoyens. À cet effet, diverses initiatives ont été lancées via les médias, les bibliothèques, les musées, les centres d'apprentissage communautaire et les centres culturels (Hossain, 2016). Par exemple, la Journée nationale du livre (21 avril) a été lancée en 2014 pour promouvoir l'habitude de lire et l'importance de la lecture pour améliorer les connaissances et les compétences (VNN, 2014). Un réseau de plus de 11.900 centres d'apprentissage communautaire (CLC) a été déployé à travers le pays pour promouvoir l'apprentissage tout au long de la vie par le biais de la lecture et des activités sociales (Hossain, 2016). En outre, le Vietnam a mis en place un réseau de 17.022 bibliothèques et de salles de lecture publiques, dont 59 bibliothèques privées (MOCST, 2016) afin de renforcer l'accès au livre et aux autres supports de lecture et d'encourager la lecture.

Toutefois, malgré la gratuité de l'accès aux bibliothèques et salles de lecture et leurs longues heures d'ouverture, le service reste peu utilisé (Dinh, 2011). Le ministère de la Culture, des sports et du tourisme (MOCST) rapporte que de 2011 à 2015, une période marquée par une augmentation spectaculaire (plus de 6 millions) du nombre total de livres dans les bibliothèques, le nombre de personnes accédant au service avait reculé de plus de 1 million (MOCST, 2016). Qui plus est, une enquête récente révèle qu'en dehors des manuels, les Vietnamiens lisent en moyenne moins d'un livre par an (VNN, 2016). Une préoccupation que partagent les éducateurs, notamment du secondaire, qui rapportent que leurs élèves n'ont pas l'habitude de lire (Hossain, 2015). Si plusieurs raisons expliquent pourquoi la population est lente à s'habituer à lire, le problème tient en partie au manque de moyens aptes à permettre aux bibliothécaires d'atteindre une cible plus large – une situation imputable notamment à la non-utilisation des technologies de l'information et de la communication (Hossain, 2016). De ce fait, ne profitent des services des bibliothèques que les utilisateurs proactifs. Du coup, les chances des pauvres et des démunis d'accéder au livre s'en trouvent réduites (Dinh, 2011).

Présentation du programme

Le programme Livres pour les zones rurales du Vietnam a démarré en 1997. En 2010, le CKACD (Centre for Knowledge Assistance and Community Development) a été fondé dans le but d'étendre l'initiative. Il a pour mission de renforcer l'accès au livre et d'encourager la lecture en mettant en place un réseau de bibliothèques civiles à accès gratuit. Ces structures diffèrent des bibliothèques publiques par le fait qu'elles sont financées par la mobilisation des ressources communautaires et gérées par des membres de la communauté ou des bénévoles. Le programme veut, en particulier, renforcer la disponibilité et l'accessibilité du livre dans les zones rurales et montagneuses pour les lecteurs qui ont moins de possibilités de lire. En plus de l'accès, il organise des groupes de lecture, activité qui offre aux participants un cadre pour s'exercer et relever leur niveau d'alphabétisme.

Image

Depuis son lancement, le programme a exécuté deux phases au Vietnam : la première (10 ans) s'est focalisée sur la mise au point d'une méthodologie tandis que la seconde (neuf ans) était consacrée à la mise en œuvre. L'objectif de la phase de mise au point d'une méthodologie (1997-2007) était de comprendre les défis liés au renforcement de l'accessibilité du livre pour les populations rurales et défavorisées, mais aussi de mieux cerner de leurs centres d'intérêt. Il s'est également agi de comprendre le mode de fonctionnement du réseau de bibliothèques gouvernementales et de concevoir des stratégies de plaidoyer politique, de la base au niveau ministériel, et de sensibilisation de la société à l'importance de lire et au rôle des bibliothèques civiles. La phase de mise en œuvre a consisté à appliquer les leçons apprises de la première phase pour déployer un réseau de bibliothèques civiles en cherchant à renforcer son efficacité en termes de couverture.

De 2007 – année de l'édification de la première bibliothèque dans la province de Ha Tinh – à ce jour, 9.000 unités ont été construites.

Buts et objectifs

Le programme ambitionne d'offrir à tous les Vietnamiens des chances égales d'accéder à l'éducation et de cultiver chez eux une profonde culture de la lecture. En mettant en place des bibliothèques civiles plus accessibles, il cherche à :

  • Augmenter le nombre de livres disponibles dans les zones rurales et montagneuses, résolvant ainsi le manque endémique de supports de lecture dans ces zones.
  • Résorber les lacunes des approches d'alphabétisation classiques rigides, qui ont eu du mal à renforcer le niveau des apprenants ou à les outiller pour s'épanouir dans une société en mutation rapide en promouvant des habitudes de lecture qui favorisent une culture de l'apprentissage tout au long de la vie et dans toutes ses dimensions.
  • Cultiver un esprit de partage de la responsabilité sociale et de l'auto-renforcement chez les Vietnamiens en encourageant leur participation directe aux coûts de construction des bibliothèques.
  • Cultiver un esprit de partage de la responsabilité sociale et de l'auto-renforcement chez les Vietnamiens en encourageant leur participation directe aux coûts de construction des bibliothèques.

Enseignement et apprentissage : approches et méthodes

Le programme cible des lecteurs de tous âges. À ce jour, il a desservi des bénéficiaires de 2 à 75 ans, en particulier en zone rurale et montagneuse. Pour ce faire, il a conçu cinq modèles de bibliothèques afin de mieux servir les différents groupes bénéficiaires :

  • Bibliothèques de clan. Au Vietnam, en particulier dans les provinces du nord et du centre, le terme « clan » désigne un groupe de 10 à 100 ménages de même ascendant, habitant souvent le même village. En général, ils créent un temple commun pour le culte et leur propre fonds pour encourager les activités d'apprentissage. Les bibliothèques de clan sont généralement construites sur fonds propres et ouvertes à tous les membres du clan et du village. Elles sont logées dans les locaux du temple commun.
  • Les bibliothèques paroissiales, logées dans les églises, proposent des contenus religieux et sont ouvertes à tous, indépendamment de leur confession.
  • Bibliothèques financées par les parents. Ces bibliothèques, situées dans les classes, sont ouvertes aux élèves et à leurs parents. Financées par les parents et/ou les anciens de l'école, elles sont gérées par les élèves avec l'aide des bibliothécaires. Elles sont réputées plus conviviales en termes d'accès au livre à l'école.
  • Les bibliothèques privées des officiers sont domiciliées chez les officiers de l'armée ou de la police mariés à une enseignante. D'une part, elles permettent aux élèves et aux villageois d'accéder au livre. D'autre part, ces familles peuvent en motiver d'autres à ouvrir leur propre bibliothèque.
  • Les bibliothèques communautaires,logées dans les centres locaux pour la protection sociale, sont ouvertes à toute la communauté, en particulier aux personnes marginalisées.

Image

En proposant des services différenciés aux groupes de bénéficiaires, le programme améliore la pertinence des ouvrages et l'accessibilité des bibliothèques. En outre, des activités de lecture interactive sont souvent organisées en vue d'accroître la fréquence de l'interaction entre lecteurs et livres, mais aussi entre lecteurs. Ce type d'activités est généralement absent des bibliothèques publiques et scolaires du Vietnam. Les lecteurs sont conviés à consacrer à la lecture 15 à 30 minutes par jour à l'école et 30 à 60 minutes à domicile. À l'école, les élèves sont également invités à participer à des activités de groupe qui renforcent la compréhension de l'écrit, comme la présentation de livre et les compétitions de lecture.

Fonds des bibliothèques

À chaque type de bibliothèque, sa liste de livres recommandés, pertinents pour son groupe cible. Ce fonds est compilé à partir des recommandations des enseignants, des élèves, des donateurs de livres et des maisons d'édition partenaires du programme. Par exemple, les bibliothèques de clan privilégient les ouvrages axés sur la santé, l'agriculture, le droit, l'éducation civique et la littérature. Pour leur part, les bibliothèques financées par les parents mettent en avant les matières scolaires : sciences sociales et naturelles, histoire ou anglais. Le fonds proposé peut être modifié en fonction des besoins des lecteurs.

Recrutement et formation des animateurs

La gestion de ces bibliothèques est le plus souvent assurée par des bénévoles : directeurs d'école, enseignants, bibliothécaires, élèves et membres du clan. Ils aident à mettre en place et à gérer les bibliothèques, mais aussi à organiser les activités de lecture et autres événements.

Une fois qu'une bibliothèque est ouverte, le CKACD forme les membres de la communauté appelés à la gérer. Pour les bibliothèques scolaires, la formation concerne les directeurs, les enseignants, les bibliothécaires et les élèves (en général, les moniteurs). Au niveau local, elle est dispensée sur site ou à distance (téléphone/e-mail) par des bénévoles formés par le CKACD. Elle se fait au moyen de méthodes simples, telles que les activités pratiques et le travail d'équipe et porte sur les aspects suivants :

  1. stratégies pour mobiliser la contribution locale (en espèces et en nature) pour la construction des bibliothèques ;
  2. techniques de gestion de bibliothèques ;
  3. méthodes pour organiser les activités de promotion de la lecture au profit des élèves, des villageois et des groupes défavorisés.

Dans les années à venir, le programme prévoit d'élaborer des directives, inspirées des bonnes pratiques des écoles, à partager avec l'ensemble des parties prenantes.

Image

Inscription des lecteurs

Tout lecteur intéressé peut emprunter des livres auprès de la bibliothèque la plus proche sans avoir à présenter une carte de lecteur. Chaque bibliothèque tient un registre des prêts et retours d'ouvrages. Le lecteur y note le titre des livres empruntés, la date et sa signature. Pour le promoteur du programme, cette procédure simplifiée favorise la fréquentation et accroît les chances d'emprunt d'ouvrages.

À l'école, le même processus d'emprunt est de mise : le nom des élèves est enregistré afin de suivre leurs activités. Cette tâche incombe aux élèves, avec l'aide du bibliothécaire de l'école. Pour promouvoir l'habitude de lire, chaque classe récompense les élèves qui ont le plus lu au cours de la semaine ou du mois. Des activités supplémentaires sont organisées pour améliorer les niveaux de lecture et la compréhension.

À partir des données sur les activités de lecture, le programme tente d'identifier les caractéristiques des lecteurs de chaque localité, notamment le type de livres qu'ils lisent ou le nombre d'ouvrages lus par an. Ces informations sont exploitées en vue d'améliorer le service. De même, le programme collabore avec les écoles afin de mieux évaluer le fonctionnement des bibliothèques et les besoins des élèves.

Le CKACD développe continuellement de nouvelles initiatives destinées à étendre le lectorat et à promouvoir la lecture. Par exemple, il organise une activité de promotion de l'approche intergénérationnelle de la lecture, en encourageant parents et grands-parents à lire avec leurs enfants et petits-enfants. Autre initiative, le concours de lecture entre clans.

Suivi et évaluation

Chaque année, le CKACD évalue le programme. Ce travail a permis d'améliorer l'offre en vue de mieux servir les lecteurs, mais aussi de tirer des leçons pour soutenir la multiplication des bibliothèques et étayer le plaidoyer politique.

Des méthodes quantitatives (par exemple, l'utilisation des données sur les activités de lecture pour calculer les taux de lecture) et qualitatives (par exemple, entretiens avec les lecteurs) ont été utilisées pour améliorer l'efficacité du programme.

Impact et défis

Impact et réalisations

En 2007, la première bibliothèque de clan a été construite au profit de plus de 100 membres d'un clan et d'autres villageois. Depuis, ce chiffre est passé à 9.000, pour environ 400.000 lecteurs à l'échelle nationale. Les trois dernières années, en particulier, ont été marquées par un développement remarquable du programme. Géographiquement, ses bibliothèques sont présentes dans plus du tiers des provinces du Vietnam et desservent élèves, familles, clans, paroisses et communautés défavorisées de diverses origines en fonction de leurs besoins spécifiques.

Suite à un rapport d'auto-évaluation, certaines écoles participantes ont fortement augmenté le nombre de livres lus par chaque membre de la communauté par mois/an (10 à 20 fois plus par rapport aux données de référence). Les lecteurs ont aussi la possibilité de s'exercer à la lecture avec leurs enfants, des membres de leur clan et leurs camarades. Ces exercices complémentaires les aident à maintenir leur niveau.

Selon une statistique du programme, plus de 100.000 parents ont participé à la construction de bibliothèques dans les salles de classe en zone rurale, signe que les communautés changent d'attitude et cherchent à donner à leurs enfants des opportunités de lire. Dans certains cas, ce sont les lecteurs eux-mêmes qui ont pris l'initiative de faire connaître les livres et de créer des bibliothèques pour leur communauté.

Pour l'avenir, le programme entend poursuivre l'extension de son réseau de bibliothèques civiles à plus de 300.000 points qui offrent des opportunités de lecture aux ruraux d'ici à 2020. Grâce à son effet social et à l'expérience acquise dans le cadre de ses activités, il a aussi ouvert la voie à la création de 200 clubs STEM (science, technologie, ingénierie et mathématique) dans les années à venir en vue de promouvoir la lecture de thèmes en rapport avec ces disciplines. Parallèlement, une politique nationale de promotion de la culture de la lecture, en cours d'élaboration, sera soumise au gouvernement.

Témoignages

J'étais atteint d'ostéogenèse imparfaite. J'avais perdu tout espoir jusqu'au jour où je suis tombé sur le livre Overcoming Destiny (Vaincre le destin) à la bibliothèque de clan de Hoang. Ce livre m'a fait prendre conscience des efforts que les handicapés consentent face à l'adversité. Depuis, j'ai décidé d'étudier davantage au lieu de me morfondre et de m'attrister sur mon sort.
Hoang Thi Nhan, élève, école secondaire d'An Duc.

Depuis que le programme de bibliothèques de classe est mis en œuvre à l'école d'An Duc, un nombre croissant d'élèves lit et emprunte des livres. Je suis triste pour mes milliers d'élèves des 30 dernières années qui n'ont pas eu cette chance. Pour cette raison, je collaborerai sans réserve (sans salaire) avec le programme Livres pour les zones rurales du Vietnam.
Mme Duong Le Nga, ancienne présidente de l'Union des jeunes pionniers, école secondaire d'An Duc.

Défis

  • Malgré quelques résultats encourageants, cultiver et consolider l'habitude de lire chez les communautés vietnamiennes reste un défi. La difficulté consiste à susciter, au sein de la société, une prise de conscience du rôle de la bibliothèque et du livre dans le développement du pays.
  • Parents et élèves affirment que la charge de travail scolaire ne laisse pas le temps de lire.

Leçons apprises

  • L'implication et l'engagement personnels de l'ensemble des parties prenantes, en particulier du promoteur qui a pris part à des nombreuses initiatives de sensibilisation, sont essentiels pour la mise en œuvre et l'essor du programme.
  • La vision à long terme du programme exige un plan stratégique ciblant à la fois les niveaux social et administratif à travers des actions et un plaidoyer politique.
  • Les médias ont été un outil essentiel pour renforcer la sensibilisation sociale et promouvoir le changement de politiques à différents niveaux.

Pérennité

L'apport social significatif du programme a été salué aux niveaux national et local.

Le programme a retenu l'attention des médias et reçu le soutien de nombreux individus, organisations et maisons d'édition. Il a également reçu l'appui du MOET, du MOCST et d'autres organismes publics locaux qui accompagnent sa mise en œuvre et son expansion. Par exemple, en 2009, le MOCST a décidé de reproduire le modèle des bibliothèques de clan à l'échelle nationale et, en 2015, le MOET lui a emboîté le pas avec celui des bibliothèques financées par les parents. Il s'agit là de cadres juridiques particulièrement importants pour pérenniser le développement du programme.

La stratégie de financement participatif permet de mobiliser des ressources communautaires. Elle renforce le sens de partage de la responsabilité sociale et d'autonomie du programme vis-à-vis de l'aide étrangère et des fonds publics. Dans certains cas, les dons de livres par des membres de clans ou de paroisses allègent les charges d'exploitation des bibliothèques. À ce jour, celles-ci fonctionnent à très faible coût : il suffit d’ajouter, au coût d'installation de 100 à 200 dollars, 15 dollars par an pour l'achat de nouveaux livres. Elles sont également très efficaces. Le MOET et le MOCST ont salué le nombre élevé de livres lus par individu. En poursuivant cette stratégie, le programme devrait s'étendre à d'autres provinces et desservir, à terme, 20 millions de lecteurs vietnamiens.

Références

Contact

Nguyen Quang Thach
Director of Centre for Knowledge Assistance and Community Development
No.7, Path 445/10, Lane 445, Lac Long Quan Street, Tay Ho District,
Hanoi
Viet Nam
Tel: +84 912 188 644
Email: sachchonongdan@gmail.com
Web: http://www.sachhoanongthon.vn/

For citation please use

U. Hanemann (Ed.). Last update: 11 octobre 2018. Livres pour les zones rurales du Vietnam, Vietnam. UNESCO Institute for Lifelong Learning. (Accessed on: 23 September 2019, 17:47 CEST)

PDF in Arabic

Related Documents