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Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship

  • Date published:
    2 novembre 2021

Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship

Informations clés

Titre Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship
Organisation chargée de la mise en œuvre Friendship Bangladesh
Langue d’enseignement Bengali
Partenaires Friendship Luxembourg et ERIKS Development Partner
Financement Friendship Luxembourg, ERIKS Development Partner et Secours Islamique France
Coût annuel 200 000 USD
Date de création 2007

Historique et contexte

En 2000, le Bangladesh s’est engagé, aux côtés de 164 pays, à réaliser les objectifs d’Éducation pour tous (EPT) avant 2015 en adoptant le cadre d’action du Forum mondial de l’éducation de Dakar (Sénégal). Mais, en dépit des efforts des gouvernements, des organisations de la société civile et de la communauté internationale, ces objectifs n’ont pas été atteints (UNESCO, 2015). L’Institut de statistique de l'UNESCO (UIS, 2020) rapporte qu’en 2019 le taux d’alphabétisme était de 74,7 pour cent chez les Bangladais âgés de plus de 15 ans, environ 30 millions d’adultes avaient un niveau d’alphabétisme de base faible, tandis que le taux de participation à l’enseignement supérieur n’était que de 24 pour cent (UIS, 2020).

De même, la pauvreté continue de prévaloir largement dans le pays, surtout sur les îlots des fleuves Brahmapoutre et Jamuna, également appelés Chars. Selon le Power and Participation Research Centre (2016), le revenu mensuel moyen au Bangladesh était de 31.883 BDT (environ 90 USD) en 2015. Pour leur part, Shihab et Khan (2015) indiquent que le mariage précoce, pratique très courante chez les familles des Chars, participe en définitive à perpétuer le cycle de pauvreté intergénérationnelle et de désavantage éducatif.

Le Bangladesh est connu comme le pays des fleuves ; les Chars, îlots créés par les sédiments fluviaux, servent essentiellement pour l’habitation et la culture (voir Photo 1). Les Chars et les zones côtières sont géographiquement éloignés et isolés, mais aussi sujets à des catastrophes naturelles très fréquentes (Division du développement rural et des coopératives, s.d.). Cela pose problème pour l’économie locale, largement tributaire de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. Ces zones souffrent également d’un manque criard de services éducatifs, sanitaires et de vulgarisation agricole, mais aussi d’infrastructures permettant de faire face aux nouveaux problèmes sociaux et à des catastrophes naturelles telles que les inondations et l’érosion des sols et, de ce fait, les résidents se retrouvent souvent en situation vulnérable et défavorisée.

Picture 1. Un Char typique de la région

D’après l’Internal Displacement Monitoring Centre (2019), les catastrophes naturelles ont fait environ 700 000 déplacés au cours de la dernière décennie. Globalement, environ 13,3 millions de Bangladais pourraient être déplacés d’ici 2050 du fait de divers effets des changements climatiques, faisant de la crise climatique le premier facteur de migration interne (Banque mondiale, 2018).

Le faible niveau d’alphabétisme et le manque d’éducation de qualité ont longtemps été considérés comme les plus importants facteurs de pauvreté, de chômage, de sous-développement et d’isolement social au Bangladesh. Au cours des dernières décennies, le gouvernement bangladais et différentes ONG ont introduit plusieurs initiatives éducatives telles que l’enseignement primaire obligatoire, les programmes de cantine scolaire, un déjeuner pour les enfants du primaire, la mise à niveau du cycle primaire de la 5ème à la 8ème année, les cercles d’études villageois et les bibliothèques mobiles. Ces stratégies ciblent la promotion de l’accessibilité de l’éducation de base afin de relever les niveaux d’alphabétisme, réduire la pauvreté et induire une transformation sociale. Dans ce contexte, Friendship Bangladesh a conçu une initiative visant à offrir aux habitants des Chars des opportunités d’éducation et d’alphabétisation fonctionnelle afin de les habiliter à initier des activités de subsistance durables pour leur communauté et les générations futures.

Picture 2. Vue aérienne d’un Char typique (Shihab et Khan, 2015).

Présentation du programme

Friendship est une organisation à but spécial (SPO), enregistrée au Bangladesh en tant qu’ONG. Elle a été fondée en 2002 par Runa Khan, une actrice bangladaise, avec comme mission de fournir des services de soins de santé aux communautés isolées et marginalisées – en particulier les habitants des Chars – grâce à des navires-hôpitaux qui permettent la mobilité le long des fleuves. Dans le but de créer un impact durable, Friendship a aussi décidé de s’attaquer à des problèmes qui touchent de près le quotidien de la population. Au cours des 17 années passées, Friendship a collaboré des bonnes volontés, des communautés, des organisations de la société civile et le gouvernement pour élaborer et mettre en œuvre des programmes à plusieurs composantes : sauver des vies, action climatique, réduction de la pauvreté et autonomisation en se focalisant sur six services : santé, éducation, citoyenneté inclusive, adaptation au changement climatique et gestion des catastrophes, préservation de la culture et développement économique durable. Le Programme de développement économique durable et le Programme d’alphabétisation des adultes ont démarré respectivement en 2005 et 2007 pour accompagner les agriculteurs et les pêcheurs et leurs familles.

Chez Friendship, les programmes de développement des compétences prennent appui sur le renforcement du niveau d’alphabétisme. Son offre éducative cible les adultes, les écoliers et les adolescents déscolarisés à travers des programmes d’enseignement primaire et secondaire et d’éducation des adultes. Friendship enseigne le même programme scolaire que les écoles publiques, mais organise en plus de cela plusieurs activités curriculaires et cocurriculaires destinées à renforcer les valeurs éthiques, les codes moraux et le comportement interpersonnel des apprenants. De plus, contrairement au gouvernement, Friendship gère des écoles satellites et applique également des critères de recrutement différents – par exemple, appartenir à la communauté et avoir une qualification préuniversitaire (10ème année vs diplôme universitaire pour le gouvernement).

Le travail de Friendship en matière d’éducation a commencé en 2006 avec une initiative dénommée Programme d’enseignement primaire de Friendship. L’enseignement primaire va du préscolaire à la 5ème année, l’enseignement secondaire de la 6ème à la 10ème année et le second degré du secondaire de la 11ème et la 12ème. En décembre 2018, 4 654 élèves étaient inscrits dans 86 écoles de Friendship (18 écoles primaires, 61 écoles primaires satellites à classe multigrade et sept écoles secondaires). Dans le cadre d’un programme de restructuration, les effectifs étaient, en janvier 2021, de 4 341 élèves dans 23 écoles primaires, 20 écoles primaires à classe multigrade et 16 écoles secondaires. Pour l’essentiel plusieurs écoles primaires satellites à classe multigrade ont été fermées, et 14 nouvelles écoles primaires et secondaires ouvertes.

En 2007, Friendship a initié le Programme d'alphabétisation des adultes (ALP), objet de la présente étude de cas, pour répondre aux besoins éducatifs des jeunes et des adultes peu alphabétisés des Chars. Une évaluation des besoins avait été effectuée avant la mise en œuvre du Programme d’enseignement primaire de Friendship (FPEP) afin de connaître les taux d’alphabétisme des adultes des zones cibles du projet. D’après les données collectées par le service gouvernemental local, seulement 10 pour cent de ces adultes avaient un niveau d’alphabétisme suffisant en termes de capacité à lire, écrire et effectuer des calculs quotidiens sans assistance. Jusqu’en décembre 2018, il y avait 1 460 apprenants adultes inscrits dans 74 centres d’apprentissage des adultes. Après 2018, le programme a été restructuré sur la base des besoins et de la demande de la communauté. Plusieurs écoles primaires satellites à classe multigrade, dont une partie servait aussi de centre d’alphabétisation des adultes, ont été fermées. Ainsi, en 2020, l’on comptait 49 centres d’alphabétisation des adultes desservant 980 apprenants adultes.

Buts et objectifs

Le Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship a pour but global de créer l’égalité de chances pour les communautés socialement et économiquement marginalisées du Bangladesh afin de leur permettre de vivre dans la dignité et l’espoir.

Le programme poursuit ce but à travers les objectifs suivants :

  • Améliorer les niveaux d’alphabétisme des groupes défavorisés en proposant des cours d’alphabétisation et de calcul ;
  • Sensibiliser aux droits citoyens, aux droits sociaux, au système juridique et à l’accès à l’assistance judiciaire ;
  • Améliorer les connaissances et les compétences des apprenants en leur donnant une formation professionnelle et des opportunités d’emploi en vue de leur autonomie économique

Groupes cibles

Dans le nord du Bangladesh, Friendship concentre son action sur 83 Chars des districts de Kurigram et de Gaibandha. Dans le sud, elle s’est focalisée sur ceux de Patuakhali et Satkhira jusqu’en 2019. Le Programme d'alphabétisation des adultes intervient dans 49 centres situés dans 49 des 83 Chars ; il cible les adultes de 16 à 45 ans peu alphabétisés ou sans éducation formelle. Priorité est donnée aux adultes qui ne sont inscrits à aucun autre programme d’alphabétisation. Les femmes de 20 à 35 ans, dont beaucoup de mariées, constituent la majorité des apprenants (avec 85 pour cent ; voir Photo 3).


Picture 3. Une classe d’alphabétisation des adultes du programme ALP

Mise en œuvre du programme

Le Programme d'alphabétisation des adultes est une composante essentielle de l’offre de services éducatifs de Friendship. Il se déroule sur une période de huit mois, pour environ 384 heures d’apprentissage (en sessions de deux heures par jour, six jours par semaine). D’habitude, les cours ont lieu au centre d’alphabétisation des adultes le plus proche ou dans un endroit qui convient à la fois pour les enseignants et pour les apprenants, généralement non loin du domicile des apprenants. Chaque classe a un effectif moyen de 20 apprenants.

L’ALP dispense des cours de lecture, d’écriture et de calcul équivalant aux trois premières années d’éducation formelle. En conséquence, ils sont divisés en trois étapes, de durée variable, qui font huit mois au total. Chaque phase correspond à un niveau d’études et a son propre contenu pédagogique et ses niveaux de compétences cibles (voir Tableau 1). Après achèvement du programme, les sortants participent bénévolement à des activités génératrices de revenus (AGR) organisées par le gouvernement, Friendship ou d’autres organisations intervenant dans la zone. Ces activités incluent, entre autres, l’aviculture, l’élevage bovin et la couture.

Tableau 1. Catégories et compétences par niveau (Friendship, s.d.a.)

Photo 4. Une enseignante d’un centre d’alphabétisation des adultes

Photo 5. Apprentissage en cours

Curriculum et supports d'enseignement

Le Programme d'alphabétisation des adultes enseigne un curriculum conçu par l’ONG Friends in Village Development Bangladesh (FIVDB). En plus des sessions spécialisées, Friendship propose quelques activités cocurriculaires et extracurriculaires dans le cadre de l’ALP comme elle le fait pour ses écoles primaires. Comme expliqué plus bas, ces activités incluent l’inculcation d’un code d’éthique, une composante École propre-Maison propre et des consultations médicales occasionnelles. Par ailleurs, la FIVDB a réalisé trois manuels pour chaque niveau (1, 2 et 3) du curriculum de l’ALP. Au total, il y a neuf manuels de lecture, d’écriture et de mathématique (voir les exemplaires, Photos 6, 7 et 8).


Photo 6. Exemplaire de manuel du Niveau 1


Photo 7. Exemplaire de manuel du Niveau 2


Photo 8 : Exemplaire de manuel du Niveau 3

Code éthique

Le code éthique, composante essentielle du curriculum de l’ALP, vise à promouvoir l’internalisation des valeurs humaines. Chaque mois, les écoles de Friendship et l’ALP choisissent une valeur parmi 12 à inculquer et pratiquer. Ces valeurs sont les suivantes : compassion, confiance, droits, empathie, honnêteté, patience, justice, tolérance, non-violence, dignité, humilité et engagement. Tout le mois, à côté des cours normaux, se tiennent des séances spéciales sur le code éthique pendant lesquelles les apprenants partagent leurs réflexions et leurs histoires. Par exemple, en enseignant la valeur de dignité, il y a des discussions sur la signification de cette valeur et son application à la vie quotidienne des apprenants, y compris des exemples de leurs propres expériences.

École propre-Maison propre

Après le concept École propre-Maison propre pratiqué dans les écoles de Friendship, le programme Maison propre-Environnement propre a été initié par l’ALP en 2018. Les apprenants nettoient leurs salles de classe et les toilettes voisines. On les encourage aussi à nettoyer leur maison et ses environs. Lorsque les parajuristes du Programme de citoyenneté inclusive se rendent chez les apprenants pour les sensibiliser à leurs droits et aux problèmes sociaux (par exemple, la question du mariage précoce), ils abordent aussi la propreté de l’environnement dans leurs discussions.

Consultations médicales

Compte tenu du relief et du climat, il n’est pas toujours possible de construire des hôpitaux au Bangladesh, et les bateaux servent de moyen alternatif de dispenser des soins de santé. Les hôpitaux flottants les plus proches assignent des médecins aux programmes de Friendship, en donnant à ses apprenants la priorité pour les examens physiques, dentaires, oculaires et auditifs. Si des services psychosociaux sont nécessaires, les apprenants sont transférés à l’hôpital flottant le plus proche qui offre ce type d’assistance.

Programme de développement économique durable

Comme déjà indiqué, une fois que les apprenants ont achevé l’ALP, on les encourage à apprendre un métier ou un art tel que le tissage, la couture (voir Photo 9), la broderie, la teinture et l’impression textile (voir Photo 10) en s’inscrivant au Programme de développement économique durable. La durée de chaque formation varie en fonction de la complexité des compétences à acquérir ; par exemple, le tissage s’apprend en six mois, la couture en trois et la broderie machine en six. Le programme possède quelques centres de tissage dirigés actuellement par une institution distincte dénommée NODI . Les sortants intéressés par le programme choisissent le centre qui leur convient.

Les compétences professionnelles acquises permettent aux apprenants adultes, les femmes à leur tête, de trouver un emploi ou de participer à des initiatives de micro-entreprise et de contribuer aux revenus du ménage. Aux apprenants qui achèvent le programme de formation avec succès, Friendship fournit une assistance pour la logistique, la production et la commercialisation de leurs produits. Au terme de la formation, en particulier en tissage, les apprenants sont recrutés par le Centre de tissage de Friendship ou s’installent à leur propre compte en s’achetant du matériel et des tissus.


Picture 9. Apprenants en cours de couture


Picture 10. Apprenants s’exerçant à l’impression textile

Le Programme de développement économique durable propose aussi d’autres projets dans les domaines de l’agriculture, de l’électrification rurale et la pêche. Ces projets dotent les apprenants de connaissances et de compétences leur permettant d’améliorer leur production agricole et halieutique et d’accroître leurs revenus familiaux. Par ailleurs, Friendship accorde des prêts aux apprenants pour l’achat des équipements nécessaires.

Approches et méthodes

La conception du programme de Friendship repose sur les informations collectées dans le cadre d’une évaluation des besoins basée sur la méthodologie d’évaluation rurale participative (ERP). Cette méthodologie est « une famille croissante d’approches et de méthodes visant à permettre aux populations locales de partager, renforcer et analyser leur connaissance de la vie et leur situation en vue de planifier et d’agir » (Chambers, 1994, p. 953).

Pour cette approche, l’ERP est appliquée à l’évaluation des besoins et à l’analyse situationnelle. Les données recueillies sont intégrées à la planification et à la gestion des programmes en même temps que les connaissances et opinions des ruraux. Ainsi, le personnel pourra prendre les bonnes décisions en termes de sélection des apprenants, d’emplois du temps, de choix du centre/lieu de cours et de recrutement des enseignants. Un autre résultat de l’application de cette méthodologie est qu’une fois enrôlés les participants s’entraident pour l’apprentissage. Par exemple, si quelqu’un rate cours, les autres participants l’aident à rattraper son retard. À la fin de la formation, les participants élaborent leurs plans pour le futur, y compris le soutien qu’ils attendent de Friendship ou d’autres agences. Sur la base de ces plans, Friendship les oriente vers différentes formations qu’offrent les départements ministériels, dont l’élevage, l’élevage bovin, l’aviculture, la couture et le tissage, entre autres.

En particulier, les cours d’alphabétisation des adultes appliquent des méthodes d’enseignement telles que les discussions interactives (les participants écrivent au tableau, soulèvent des problèmes et discutent en grands groupes), mais aussi le travail et les démonstrations individuels et collectifs. En plus, parallèlement aux manuels, l’on utilise des ressources propres au contexte socioculturel des apprenants, tels que les bâtonnets, les graines et les légumes pour compléter les outils d’apprentissage des sessions.

Recrutement des apprenants

La phase de recrutement intervient une fois par an et comprend trois activités principales :

  • Rencontres informelles avec les membres de la communauté : le personnel du programme Friendship se rend dans les communautés cibles potentielles (chacune compte 200 ménages) et organise des rencontres informelles avec des membres choisis par la communauté. Pendant ces rencontres, les participants discutent des besoins d’apprentissage des adultes et des adolescents locaux, et le personnel de Friendship présente les cours d’alphabétisation des adultes.
  • Identification d’apprenants potentiels : chaque année, Friendship mène auprès des ménages une enquête qui l’aide à sélectionner les apprenants. La priorité est donnée à ceux qui ont le plus besoin d’aide éducative. Si le nombre de demandes dépasse celui des places allouées (20 par centre), Friendship les met alors sur une liste d’attente jusqu’au début du prochain cycle.
  • Rencontres formelles avec les autorités administratives locales : ces rencontres sont organisées dans le but de renforcer le soutien des autorités administratives locales au programme de Friendship. Elles identifient les besoins de la communauté ainsi que les liens entre le programme de Friendship et les programmes publics en cours (formations en AGR).

Recrutement et formation des alphabétiseurs

The ALP teachers work full-time and receive a monthly wage of around BDT 4,500 (US$ 53). Each Adult Literacy Centre has one literacy teacher; currently there are 49 teachers.

Les alphabétiseurs de l’ALP travaillent à plein temps, pour un salaire mensuel avoisinant 4.500 BDT (53 USD). Chaque centre d’alphabétisation des adultes en compte un ; actuellement, ils sont 49.

Les alphabétiseurs sont recrutés au sein de la communauté, ce qui constitue un gage de taux d’assiduité élevé des participants et de meilleures relations entre enseignants et apprenants. Ils ont aussi un accès facile à la communauté ; ce qui renforce l’intérêt des apprenants pour le programme. De plus, les alphabétiseurs de l’ALP doivent avoir fait entre la 8ème et la 10ème année d’études (sans diplôme d’études secondaires). Cela fait de Friendship l’une des rares ONG du pays à recruter sciemment des enseignants pour qu’ils passent l’examen du diplôme d’études secondaires (Secondary School Certificate, SSC), obtenu en 8ème année.

Après la phase de recrutement, les enseignants suivent un atelier de formation initiale de six jours, qui porte sur le curriculum de l’ALP. Trois Manuels de l’enseignant sur la lecture, l’écriture et le calcul (voir Photos 11a, 11b et 11c) sont utilisés comme supports de formation principaux. Les enseignants apprennent le contenu fondamental des cours d’alphabétisation des adultes ainsi que des méthodes pédagogiques telles que l’enseignement des leçons de base, la motivation des apprenants adultes, l’évaluation des acquis des apprenants, le suivi de l’assiduité et la préparation des profils des apprenants, qui inclut la collecte de données relatives à leur parcours personnel et à leurs performances, à utiliser au besoin pendant les sessions.

Le programme de formation est conçu et dispensé par des experts en alphabétisation et apprentissage des adultes et des adolescents, qui travaillent au siège de Friendship à Dhaka au Bangladesh. En outre, tous les enseignants prennent part chaque année à deux ateliers de renforcement des capacités (de trois jours chacun), qui sont également conçus et mis en œuvre par des experts venus du siège.


Photos 11a, 11b, 11c. Pages de couverture des Manuels de l’enseignant

Évaluation des apprentissages

À la fin du huitième mois, les apprenants doivent être en mesure de lire avec la bonne intonation ; écrire trois ou quatre paragraphes ; donner le nom des jours, des mois et des saisons ; additionner et soustraire des nombres à quatre chiffres ; et effectuer un calcul simple en utilisant le système métrique. Ils sont également censés maîtriser des tâches quotidiennes, telles que remplir un livret d’épargne et connaître ses droits sociaux et devoirs civiques.

Pendant le processus d’apprentissage, les alphabétiseurs évaluent régulièrement les acquis des apprenants en se servant de leur cahier d’exercices comme outil d’évaluation formative. Chaque apprenant en reçoit un exemplaire pour s’exercer. Chaque fois qu’un apprenant a du mal à suivre le processus d’apprentissage, l’alphabétiseur lui donne des cours de renforcement selon l’emploi du temps qui lui convient. En guise d’évaluation sommative, tous les apprenants passent un examen final après achèvement des trois cours d’alphabétisation. Cet examen, préparé par Friendship, porte sur toutes les leçons enseignées durant l’ALP (lecture, écriture et arithmétique des années 1 à 3). Il inclut des tâches de lecture, des exercices numériques et des activités d’écriture (voir exemples de sujets d’examen, Photo 12).

Pour le moment, les résultats des évaluations de l’examen final de l’ALP, qui est l’équivalent de la scolarisation formelle (3ème année au Bangladesh), ne sont pas officiellement reconnus. De ce fait, Friendship s’efforce d’obtenir la reconnaissance et la validation de l’ALP par l’autorité éducative gouvernementale compétente. Le processus accuse du retard supplémentaire induit par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19.


Photo 12. Exemple de sujet d’examen final de lecture et de calcul

Suivi et évaluation

Le suivi et la supervision de l’ALP se font à la fois sur le terrain et au niveau du siège. Le Tableau 2 représente la structure de supervision adoptée par l’ensemble des programmes éducatifs de Friendship.

Structure de supervision de l’équipe du programme éducatif


Tableau 2. Structure de supervision du programme éducatif (Friendship, s.d.b).

Suivi et supervision sur le terrain

Les activités du programme sont suivies directement sur le terrain (dans les sous-districts, appelés niveau union). Les superviseurs sont des employés de Friendship et encadrent chacun sept alphabétiseurs. Ils effectuent des visites de terrain en se rendant au moins deux fois par mois dans chaque centre d’alphabétisation des adultes pour observer les cours et pour discuter et s’entretenir avec les alphabétiseurs et les apprenants. Les entretiens livrent des informations sur l’assiduité des apprenants, leur performance et celle des enseignants, mais aussi des idées et un feedback destinés à améliorer le programme. Les superviseurs utilisent des questionnaires structurés et non structurés et des listes de contrôle pour collecter ces informations. Chaque superviseur prépare un rapport mensuel à remettre au directeur de projet de Friendship, qui supervise les programmes au niveau des sous-districts. En outre, le directeur de projet se rend chaque mois dans deux centres d’alphabétisation des adultes tandis qu’un responsable de projet de Friendship en visite quatre. Sur la base des rapports préparés par les superviseurs et des données collectées lors des visites de terrain, chaque directeur de projet rédige un rapport mensuel qu’il remet au directeur de programmes principal, basé au siège de Friendship à Dhaka.

Suivi et supervision au niveau du siège

Le directeur de programmes principal examine d’abord les rapports de projets avec l’aide du chef d’équipe des programmes éducatifs et d’autres membres du siège. Le chef d’équipe supervise les programmes éducatifs, donne des orientations générales et gère l’équipe de terrain. Il s’intéresse principalement aux taux d’assiduité, aux tendances d’achèvement, aux cas d’abandon ainsi qu’à la formation complémentaire en AGR et aux activités subséquentes. S’il y a écart ou manquement, l’affaire est immédiatement portée à l’attention du directeur de l’éducation de Friendship. Les rapports font aussi l’objet d’un examen minutieux lors des réunions de revue interne des projets par le secteur Éducation. De même, en cas d’écart important, l’affaire est soumise au directeur exécutif pour résolution.

Réalisations et impact

En 2018, 7.320 apprenants adultes (dont 7.140 femmes) ont achevé le Programme d'alphabétisation des adultes et, en juin 2019, 8.300 apprenants adultes y ont pris part. La même année, 456 ont pris part aux programmes de formation professionnelle de Friendship, et 2.185 ont suivi diverses formations en AGR proposées par l'État ou d’autres ONG.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le Tableau 3 ci-dessous.

Rubrique 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Total 1460 1460 1460 1460 1460 980
Nombre d’hommes 80 (5%) 40 (4%) 20 (1%) 0 40 (3%) 0
Nombre de femmes 1380 (95%) 1420 (96%) 1440 (99%) 1460 (100%) 1440 (97%) 980 (100%)
Nombre d’apprenants ayant suivi une formation professionnelle de Friendship (après avoir achevé l’ALP) 90 (6%) 65 (4%) 48 (3%) 93 (6%) 60 (4%)... 100 (10%)
Nombre d’apprenants ayant suivi une formation de l'État ou d’autres ONG (après avoir achevé l’ALP) 260 (18%) 447 (31%) 525 (36%) 843 (58%) 60 (4%) 50 (5%)

Tableau 3. Nombre d’apprenants 2014-2019

Après achèvement du Programme d'alphabétisation des adultes, 90 pour cent des apprenants savent lire un paragraphe et des affiches, écrire les jours de la semaine et des phrases simples, mais aussi effectuer des calculs simples et des additions à quatre chiffres. En plus d’avoir relevé leurs niveaux d’alphabétisme et de numératie, les apprenants ont acquis des compétences générales aptes à améliorer leurs moyens de subsistance et leur qualité de vie. La liste ci-dessous présente l’impact du programme de Friendship, tel qu’il a été observé par les enseignants :

  • Les apprenants ayant achevé le programme ont acquis le niveau d’alphabétisme de base, comme en attestent les examens finaux.
  • Les sortants sont plus conscients des enjeux sociaux, tels qu’une attitude positive vis-à-vis de l’éducation de leurs enfants, et comprennent les conséquences du mariage précoce et de la dot, les soins de santé primaires, la déclaration des naissances, etc.
  • Avec l’expérience acquise grâce au Programme de développement économique durable, les apprenants ont plus de chances d’accroître leurs revenus. Ils apprennent aussi à préparer un livret de dépense des revenus familiaux, ce qui les aide à surveiller leurs dépenses afin de renforcer l’efficacité de la gestion du budget familial.
  • Les sortants sont en mesure d’accompagner et de suivre l’apprentissage et la scolarité de leurs enfants.
  • Les apprenants, en particulier les femmes, gagnent en assurance en termes d’affirmation de soi et de communication.
  • Plus de 40 pour cent des sortants pratiquent une activité génératrice de revenus initiée par Friendship ou une autre ONG.
  • Plus de 80 pour cent des femmes ayant pris suivi le programme déclarent que leur communauté respecte leurs idées et en tient compte.

Témoignages d'apprenants adultes

Les témoignages d’apprenants suivants rendent compte de l’impact du programme.


Picture 13. Lal Bhanu

‘Le fait de savoir lire des livres sur l’aviculture et l’élevage bovin et prendre des notes lors d’une session de formation m’a aidé à élever des vaches et permis de soutenir ainsi l’activité familiale. Je me suis inscrite au centre d’alphabétisation des adultes de Friendship du Char de Sannasir, Gaibandha, en 2016, et je suis sortie en août 2017. À la fin de la formation, je connaissais quelques techniques pour gérer une entreprise familiale et gagner de l’argent. Ensuite, j’en ai discuté avec mon mari et je me suis lancée dans l’élevage bovin. Maintenant, l’analphabète que j’étais auparavant sait gérer n’importe quelle petite activité et facilement équilibrer recettes et dépenses. Je suis très reconnaissante à Friendship de m’avoir donné cette belle opportunité ». Mme Lal Bhanu, apprenante, ALP


Picture 14. Salina Begam

‘« Je ne savais ni lire ni écrire la moindre lettre, mais j’avais soif d’apprendre. En 2016, j’ai été admise au Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship à Raydashbari, Gaibandha, et j’ai achevé la formation en 2017. J’ai appris à lire, écrire et tenir un livre de comptabilité financière. J’ai acheté une machine à coudre et maintenant je sais faire différents types de robes. Je suis devenue beaucoup plus sûre de mon travail et je peux aider mon mari, qui est travailleur journalier. Le fait de participer à l’entretien de ma famille signifie beaucoup pour moi, et je très reconnaissante à Friendship de m‘avoir donné cette chance ». Mme Salina Begam

Défis

L’ALP rencontre des défis dans quatre domaines : assiduité, sécurité, connaissance du programme et recrutement d’alphabétiseurs.

Le taux annuel d’abandon des apprenants de l’ALP est de cinq pour cent. Toutefois, si l’assiduité reste au-dessus de 90 pour cent, Friendship continuera de dispenser des cours d’alphabétisation aux apprenants inscrits. Le programme a dû aussi lever les barrières liées aux rôles et représentation rattachés au genre au sein de la société bangladaise, mais aussi combattre les violences sexuelles et sexistes. Ainsi, les hommes en particulier ont du mal à suivre le programme parce qu’ils doivent travailler pour gagner de quoi entretenir leur famille – ils affichent un taux d’absentéisme moyen de 25 pour cent. L’érosion des sols aussi exacerbe ce problème puisqu’il pousse les hommes à migrer en période de récolte. D’habitude, à cette période, les apprenants masculins migrent vers d’autres districts ou le continent pendant deux à cinq mois environ en quête de meilleurs revenus. En conséquence, le programme doit changer de sites, occasionnant des taux d’abandon plus élevés.

En outre, la communauté trouve inacceptable que des hommes et des femmes partagent une même salle de classe, tandis que les cours du soir présentent des obstacles liés à la sécurité des femmes apprenantes et enseignantes. Le facteur sécuritaire inclut aussi l’instabilité des conditions climatiques. Les zones cibles du projet étant fortement exposées aux inondations, les centres d’alphabétisation des adultes présentent un risque élevé de submersion. La stratégie adoptée face à cette situation consiste à construire des centres d’alphabétisation préfabriqués mobiles à coût économique (voir Photo 15) à l’aide de matériaux tels que le bambou. Cette technique permet de délocaliser les centres lorsque les îlots sont inondés.


Picture 15. Construction d’une salle de classe en matériaux préfabriqués

En termes de sensibilisation communautaire, le programme manque de moyens de communication et de plaidoyer et, de ce fait, il est difficile de faire connaître les opportunités d’apprentissage qu’offre Friendship. Ainsi, dans le cadre de sa campagne de promotion, Friendship effectue des visites à domicile et tient des réunions avec les leaders locaux et les représentants du gouvernement afin de sensibiliser et d’enrôler le maximum d’apprenants.

Enfin, le recrutement d’alphabétiseurs qualifiés reste un défi à cause du petit nombre de personnes possédant les qualifications nécessaires. Qui plus est, les enseignants effectifs et potentiels des habitants des Chars migrent perpétuellement, soit à cause du changement climatique, soit pour aller chercher mieux sur le continent.

Leçons apprises

Les leçons apprises du programme se répartissent en trois catégories :

Flexibilité concernant la population cible et les services : Le paysage des Chars est fragile et instable et la population a fortement diminué à cause de la migration. La zone géographique des Chars a également changé suite à diverses catastrophes naturelles. Lorsque la situation démographique évolue, l’offre de services doit s’adapter pour répondre aux besoins précis des communautés. Dans ce contexte, la flexibilité en termes de population cible et de mécanisme de prestation de services est capitale pour tout programme intervenant dans les Chars. Par exemple, si une communauté migre vers un ou plusieurs autres lieux et que l’érosion des sols impose le démantèlement des centres d’alphabétisation des adultes, Friendship garde le contact avec les apprenants – où qu’ils aillent – et effectue un sondage afin de rouvrir le centre selon les besoins de la communauté.

Coordination avec les élus locaux et les leaders communautaires : Du fait du système de coordination robuste entre élus, religieux et autres leaders communautaires, le programme a pu se dérouler sans gros obstacles en dépit de quelques petits problèmes liés à la démographie changeante et aux fréquentes catastrophes naturelles.

Exercice d’activités génératrices de revenus : Les participants adultes sont enthousiastes et motivés à l’idée de suivre des formations qui leur permettent d’acquérir les compétences requises pour exercer des activités génératrices de revenus. De ce fait, il est important de lier les cours d’alphabétisation des adultes à des AGR.

Pérennité

Pour Friendship, le concept de pérennité dépasse les aspects financiers. Il englobe non seulement l’avenir de chaque famille, mais aussi de la communauté dans son ensemble. Ainsi, le programme garantit sa pérennité en adoptant les stratégies suivantes :

  1. 1. Consolider les connaissances et compétences des apprenants
  2. Au-delà du fait d’apprendre à lire, écrire et effectuer des opérations mathématiques, les sortants acquièrent l’alphabétisme fonctionnel qui leur permet d’intégrer leurs nouvelles aptitudes à leur vie quotidienne. Par exemple, avec les compétences acquises grâce au programme, ils sont en mesure d’encadrer les premières années d’études de leurs enfants, et ce avec une plus grande conscience de l’importance de l’éducation ; de tirer parti des services publics et privés ; et d’adopter de meilleures habitudes en matière de santé et d’hygiène. Ce sont autant de pratiques durables qui influencent la société dans son ensemble.

  3. 2. Initier des activités génératrices de revenus
  4. La création d’opportunités de formation professionnelle et technique assure l’indépendance financière des apprenants dans beaucoup de cas. Les compétences et le revenu gagné ont des effets durables pour leur famille et pour la société. C’est pourquoi Friendship continue de créer encore plus d’opportunités de formation pour les participants, en les mettant en rapport avec des agences qui offrent une telle instruction.

  5. 3. Former une fédération pour l’éducation continue
  6. Cette initiative en est encore au stade de planification. Friendship envisage d’aider les apprenants qui ont achevé l’ALP à fonder une fédération. Cette dernière proposera des activités qui permettront aux adultes de continuer à mettre en pratique les compétences apprises dans le cadre du programme. Elle inclura également des initiatives collectives, y compris la mise sur pied, dans les Chars, de coopératives offrant des services informatiques et d’encadrement des enfants après l’école. L’objectif est de créer une fédération sous forme d’organisation communautaire et de servir la communauté sur une période plus longue en proposant des services additionnels reposant sur les connaissances et l’expertise acquises grâce au programme.

  7. 4. Financement durable
  8. Friendship allie activités génératrices de revenus (par exemple, l’aviculture et l’élevage) et appui ciblé des bailleurs, y compris les dons publics et privés, pour financer la formation et les centres. Cette stratégie de diversification de ses sources de revenus permet à Friendship de continuer d’employer des tisserands, contribuant ainsi à la vie sociale et économique de la communauté, et de réduire sa dépendance globale des financements extérieurs.

    En termes de dons, toutes les contributions faites dans les pays partenaires de Friendship, comme le Luxembourg, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Belgique, vont à la mise en œuvre de ses projets au Bangladesh. Ainsi, le réseau mondial est une source de soutien financier, mais il crée aussi une plateforme pour échanger diverses compétences et idées, qui font partie intégrante de la viabilité de Friendship, y compris de son ALP.

Sources

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Contact

Brigadier General Ilyas Iftekhar Rasul, ndc, psc (Retd.)

Director and Head of Education

Friendship

Ka-14/2A, Baridhara North Road

(Kalachandpur), Dhaka-1212

Tél : +88 02 8417733-39

Fax: +88 02 8417732

Email:

Website: www.friendship.ngo

For citation please use

Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie. Last update: 22 juillet 2022. Programme d’alphabétisation des adultes de Friendship . Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie. (Accessed on: 2 October 2022, 18:07 CEST)

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